LA DÉMONE
Robert Charlebois

C’était un jour perdu je descendais la rue
Où tu devais m’attendre j’allais enfin te prendre
Tu m’avais dis samedi d’une voix un peu tordue
Sur le coup de midi au pied de la statue
Il fallait que j’te dise qu’une angoisse imprécise
Envahissait mon corps me martelait très fort
T’étais devenu aiguë et ambiguë
Passager clandestin au cœur de mon destin

Femme imprévue tombée des nues
Comment as tu fais irruption nue dans mon imagination
Nue dans mon imagination

J’en bafouillais de joie t’étais là devant moi
Ta nuque dans ma main gauche ma main droite un peu gauche
Hier j’te voyais pas j’aurais passé tout droit
Et là je voulais qu’tu tombes dans mes bras qu’ tu succombes
Cruelle tu m’as dit non en tournant les talons
J’savais pas que les démons s’déguisaient en glaçons
Dur de vivre une rupture avant même l’aventure
Me v’la condamné à te rêver pour l’éternité